Le syndrome lymphoprolifératif lié au chromosome X provient d’un défaut des lymphocytes T et des cellules NK et est caractérisé par une réponse anormale à l’infection au virus Epstein-Barr, entraînant une insuffisance hépatique, un déficit immunitaire, des lymphomes, une maladie lymphoproliférative mortelle ou une aplasie médullaire. Le syndrome lymphoprolifératif lié au chromosome X (XLP) de type 1 est le type le plus fréquent (environ 60% des cas). Il est causé par une mutation du gène qui code la molécule signaling lymphocyte activation (SLAM)–associated protein (SAP, également nommée SH2 domain protein 1A [SH2D1A] ou DSHP). Sans la SAP, les lymphocytes prolifèrent sans contrôle en réponse à l’infection par le virus Epstein-Barr (EBV) et les lymphocytes natural killer (NK) ne fonctionnent pas. La maladie lymphoproliférative liée à l’X de type 2 (XLP type 2) est cliniquement similaire au type 1 et prédispose à la lymphohistiocytose hémophagocytaire, un trouble rare qui provoque un dysfonctionnement immunitaire chez le nourrisson et le jeune enfant. La XLP2 est provoquée par des mutations d’un gène qui code l’inhibiteur lié à l’X de la protéine de l’apoptose (X-linked inhibitor of apoptosis protein, XIAP). Le traitement du syndrome lymphoprolifératif lié à l’X est une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Environ 75% des patients décèdent vers l’âge de 10 ans, et tous décèdent avant l’âge de 40 ans, sauf si une greffe de cellules souches de moelle osseuse est réalisée. Environ 80% des patients qui reçoivent une greffe survivent. La greffe permet la guérison si elle est faite avant l’infection par le virus Epstein-Barr ou que d’autres troubles deviennent irréversibles.